Lumbago, mal de dos aigu (lombalgie aiguë)
Pour un mal de dos récent, aucune étude ne montre qu'un matelas change l'évolution. Ce qui est établi, c'est de rester actif plutôt que de rester au lit.
Ce qui est établi
- Preuve scientifique
Revue Cochrane : chez les personnes avec lombalgie aiguë, le conseil de rester actif apporte un petit gain sur la douleur et la fonction par rapport au conseil de rester au lit (preuve de qualité modérée).
Dahm KT et al. Advice to rest in bed versus advice to stay active for acute low-back pain and sciatica. Cochrane Database Syst Rev 2010 - Recommandation officielle
L'Assurance maladie indique que le repos au lit en cas de lombalgie n'est pas recommandé et que le repos et l'inactivité risquent à long terme de faire persister les douleurs.
ameli.fr. Mal de dos : le bon traitement, c'est le mouvement ! - Recommandation officielle
La HAS indique que l'activité physique est le traitement principal permettant une évolution favorable de la lombalgie et d'éviter une récidive, et que la lombalgie commune évolue favorablement en moins de 4 à 6 semaines.
HAS. Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune (2019)
Ce qui compte dans un matelas
- Ne pas acheter dans l'urgence. Aucune étude ne relie un changement de matelas à la guérison d'un épisode aigu, qui évolue favorablement en quelques semaines selon la HAS. Le choix d'un matelas relève alors du confort, pas du soin.
Ce qui n’existe pas
- Aucun matelas ne raccourcit un lumbago.
- Le repos au lit n'est pas un traitement : il est déconseillé par l'Assurance maladie et la HAS.
Les pièges du marketing
- « Soulage le mal de dos dès la première nuit » : aucune étude ne le montre.
- Présenter l'achat d'un matelas comme une réponse à une crise de lumbago, alors que la recommandation officielle est de rester actif.
Quand consulter
Consulter sans tarder en cas de « drapeau rouge » listé par la HAS : troubles du contrôle des urines ou des selles, faiblesse des jambes, fourmillements au niveau du pubis ou du périnée, fièvre, perte de poids inexpliquée, douleur qui s'aggrave et persiste au repos et la nuit, ou traumatisme important. Consulter aussi si la douleur ne s'améliore pas en quelques semaines.